Energies renouvelables : la Californie joue les bons élèves aux Etats-Unis

Mauvaise Haleine

39 millions d’habitants, sixième puissance mondiale, du soleil, des stars… et un engagement écologique fort. Bienvenue en Californie, un Etat où l’on tente de bâtir un modèle environnemental efficace.

A L’ouest du nouveau

Ce ne sont pas les Etats-Unis qui sont sortis des accords de Paris. C’est l’administration Trump. La nuance est de taille parce sur la côte ouest, on tente vaille que vaille de construire un modèle économique autour des énergies renouvelables, de la voiture électrique et du marché carbone.

C’est Arnold Schwarzenegger, gouverneur républicain qui a, au début des années 2000, impulsé cette politique de protection de l’environnement en imposant aux voitures des normes de pollution plus sévères qu’à l’échelle nationale. Ce qui a en outre permis à la ville de Los Angeles de devenir un peu plus respirable.

Cela ne s’est pas arrêté avec la fin du mandat de Terminator en 2011. L’Etat de la côte ouest essaie en effet de banaliser l’usage de la voiture électrique. Pour cela, un fonds est dédié aux financements de bonus (à hauteur de 5000 dollars) afin d’inciter les automobilistes à acheter des véhicules électriques. Il s’agit également de construire, à côté de celles du constructeur Tesla, 5700 bornes de recharge électrique.

Dans un tout autre domaine, une politique volontariste a été peu après mise en place fin septembre 2015. Il s’agissait pour les législateurs de l’Etat d’inclure dans le bouquet électrique 50% d’énergies renouvelables d’ici 2030. A titre de comparaison, à l’échelle de la planète, elles ne dépassent pas les 22%.

Pour ce qui est des autres actions, la Californie a été le premier Etat à mettre en place un marché carbone. Alors que l’administration Trump se retire des accords de Paris visant à ralentir les émissions de CO2, principales causes du réchauffement de la planète, Jerry Brown, le gouverneur de Californie, négociera dans les prochains mois avec le Mexique et le Canada… Pourquoi ? Selon les Echos, pour qu’ils harmonisent leurs réductions d’émissions de carbone.

Des énergies oui mais renouvelables

De quoi parle-t-on véritablement ? Ici, en Californie, Les fournisseurs d’énergie renouvelable ont le vent en poupe. Pour une raison d’abord très simple, le soleil et l’océan sont un cocktail parfait pour le photovoltaïque et l’éolien. C’est ensuite parce qu’il y a une politique très favorable à ce type d’innovations.

La première est donc le photovoltaïque, une énergie aussi écologique qu’économique. Pour prendre un exemple. Au début de l’année 2017, comme le rappelle très justement le magazine Quartz, les prix de l’électricité sont devenus… négatifs !

La moitié des besoins en électricité est produite à partir du solaire, une énergie renouvelable qui demande certes de lourds investissements mais dont les coûts sont décroissants. Ce qui explique que pendant quelques heures – exactement le 11 mars 2017 – les prix étaient en dessous de zéro ! L’offre était supérieure à la demande.

Ce qui permet de mettre à bas cette idée (fausse !) que l’écologie est trop onéreuse – et donc réservée aux plus riches. Une autre énergie renouvelable très présente en Californie : l’éolien. Si ce secteur a longtemps été soutenu par des crédits du gouvernement fédéral, il connaît depuis quelques années un véritable dynamisme. Les parcs éoliens sont de plus en plus nombreux, bénéficiant d’une région venteuse. C’est aussi une énergie pas chère – la moins chère après le gaz naturel.

Les choses fonctionnent très bien. En mai dernier, la Californie a réussi à établir un nouveau record, celui qui marque peut-être l’une des étapes de sortie des énergies fossiles. En effet, le 13 mai 2017, l’Etat a consommé 67,2% d’énergies… produites à partir du renouvelable. La Californie, un bon élève ? Plutôt excellent.

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