Les produits bios des grandes surfaces le sont-ils réellement ?

Mauvaise Haleine

La grande industrie part à l’assaut du marché du bio

Peut-on avoir confiance dans les produits bios des grandes surfaces ?

Le marché du bio serait-il le nouvel eldorado de quelques-uns des ténors de l’industrie ? D’ailleurs, une telle question a semble-t-il vocation à en soulever bon nombre d’autres…

Quand la grande distribution se retrouve dans la ligne de mire…

Le formidable essor du secteur du bio qui il y a peu était encore l’apanage des boutiques spécialisées s’est depuis considérablement développé, et ce au point de s’introduire dans les points de vente de la grande distribution.

L’émergence d’une pléiade de produits bios dits « low-cost », c’est-à-dire à très bon marché ne manque pas d’alarmer des consommateurs de plus en plus vigilants. Bien qu’étant conforme aux exigences inhérentes à la réglementation en vigueur, il n’en demeure pas moins que le mode de production de certains produits labellisés bios ne serait pas respectueux sur le plan environnemental et humain.

Produits bio-Grandes surfacesChaque consommateur est donc en droit de se demander si un produit biologique provenant d’une grande surface est aussi bio qu’un autre issu d’une boutique spécialisée. Bien des éléments laissent à penser qu’il existe une différence assez significative.

En effet, en dépit de la présence des différents labels européens et français AB attestant qu’un produit est conforme aux exigences figurant dans le cahier des charges biologique, à savoir cultivées sans recourir à des pesticides à de l’engrais, à des OGM et autres, il faut savoir que les produits bios de la grande industrie ne répondent pas à l’ordre éthique.

C’est parce que le bio est une philosophie à part entière que les industriels ne peuvent en aucun cas prétendre y adhérer de quelque façon que ce soit. Pour rappel, ces derniers emploient des travailleurs dans des conditions pour le moins précaires. De plus, les géants de l’industrie recourent automatiquement à l’utilisation d’additifs qui même s’ils sont « tolérés » par l’agriculture bio, ne le sont qu’à titre exceptionnel.

Puisqu’un bon exemple est bien plus parlant, prenons le cas des tomates d’Almeria. Bien que produites en Espagne, les consommateurs français les retrouvent tout au long de l’année dans les grandes surfaces. Par conséquent, la production et la commercialisation de ce produit ne respectent pas les saisons du fait de leur empreinte carbone ! Quant à la main d’œuvre, autant dire qu’elle ne reflète pas le moins du monde de bonnes conditions de travail puisqu’elle est constituée de travailleurs immigrés exerçant leur activité dans des conditions particulièrement précaires.

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