Motoculteur, écologie et permaculture, la fin d’un outil ?

Mauvaise Haleine

Pour le travail de labourage de la terre d’un jardin, le motoculteur a été pendant très longtemps un outil incontournable. Et pour cause, l’utilisation de cet engin garantissait une meilleure oxygénation de la terre et l’aération du sol, une terre avec une plus grande perméabilité et bien d’autres atouts encore comme la prévention de la repousse de mauvaises herbes par exemple sur le terrain à cultiver. C’est donc un dispositif qui facilitait grandement la tâche de son utilisateur en lui évitant un travail manuel plus pénible. Malgré ses multiples avantages, le motoculteur est de plus en plus remis en question en tant qu’outil de prédilection en matière de jardinage. Comment expliquer une telle situation ? C’est à cette question cruciale que tente de répondre cet article, mais aussi pour élever le débat.

Motoculteur : un abandon programmé au profit d’autres solutions ?

Aujourd’hui l’écologie et la permaculture sont des notions très vogue en matière de jardinage. Avec leur apparition, de nombreuses solutions permettant d’entretenir, d’aérer ou encore de retourner et préparer la terre d’un potager se multiplient :

  1. bâcher une surface ce qui consiste à couvrir la et les futures parties à travailler au jardin
  2. les engrais verts
  3. le paillage
  4. l’usage de la grelinette.

Respectueuse du sol, la grelinette est un outil écologique particulièrement efficace pour retourner la terre du jardin. Contrairement à la bêche, c’est un dispositif qui se caractérise par sa facilité d’utilisation. Les engrais verts constituent en outre des solutions très écologiques. Quant au paillage d’hiver, c’est un procédé qui assure une excellente protection des racines des plantes contre le froid et le gel, mais aussi de la vie sous terre.
Ce n’est plus à prouver, toutes ces méthodes en plus de respecter le sol et l’environnement sont d’une grande efficacité. C’est l’une des raisons pour lesquelles elles sont de plus en plus privilégiées au détriment des motoculteurs du marché.

Motoculteur : un engin pas écologique, coûteux et encombrant

La fin pressentie des motoculteurs peut s’expliquer par le caractère  non-écologique de ces derniers. Ce sont en effet des outils de jardinage qui utilisent l’essence pour fonctionner, lors de leur utilisation, ils rejettent donc le fameux CO2 dans l’air. De plus, le jardinier qui en fait usage de façon régulière peut avoir des problèmes d’audition parce que c’est un particulièrement bruyant ; de dos car il est lourd, puissant et pas toujours simple à manipuler. Le prix d’achat d’un motoculteur est élevé, sans oublier les frais d’entretien , les pièces détachées, les connaissances nécessaire en mécanique…  Il faut en outre disposer de suffisamment de place dans son jardin pour garder cette machine à l’abri des intempéries car il est encombrant. Il s’agit donc de se poser la question si en 2016 posséder un tel outil est encore judicieux pour un jardinier amateur ?

Il est vrai que dans un contexte où il est de plus en question de protection de l’environnement, un engin de jardinage non-écologique comme le motoculteur ne peut probablement encore suivre pendant longtemps en dépit de son efficacité prouvée.

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