Eau écologique ?

Mauvaise Haleine

QU’EST-CE QUE L’EAU “BIOLOGIQUE” ?

Depuis des années, la qualité réelle de l’eau que nous buvons fait régulièrement l’objet de polémiques, parfois inquiétantes. Aujourd’hui, c’est la quantité que nous devons consommer qui est en cause. À défaut de voir ce sujet enfin abordé avec tout le sérieux et le désintéressement nécessaires par les spécialistes, nous allons proposer ici une étude dont l’objet est de répondre le mieux possible à ces deux questions :

Qu’est-ce que l’eau “biologique” et comment nous en procurer ?
Questions qui nous ont semblé d’autant plus fondamentales que l’eau constitue l’essentiel de notre masse corporelle (environ les 2/3), ce qui laisse à penser qu’elle doit jouer un rôle fondamental dans notre état de santé.

Parmi les nombreuses études qui viennent conforter cette opinion, on peut citer :
– celles qui concernent l’eau consommée par les Hunzas : une peuplade vivant dans une vallée isolée proche de l’Himalaya, dont les membres vivent très vieux et semblent ignorer ce qu’est la maladie (voir Le Secret des Peuples sans Cancer de J.P. Willem – Éditions du Dauphin).
– les travaux effectués par un scientifique de renom : le Professeur Louis-Claude Vincent, qui a mis en évidence des corrélations très nettes entre l’état de santé des habitants de différents villages et les caractéristiques bio-électroniques de l’eau qu’ils consommaient.

Dans ce qui suit, nous allons :
– étudier les qualités auxquelles doit satisfaire une eau “biologique”,
– examiner le problème de la quantité qu’il est souhaitable de consommer,
– proposer une solution qui réponde à cette maxime : entre plusieurs maux, il faut choisir le moindre.

LES QUALITÉS D’UNE EAU BIOLOGIQUE
À notre sens, une eau biologique doit répondre à deux critères :
1 – Ne pas contenir de substances susceptibles de nuire à la santé.
2 – Être biologiquement assimilable.

Le problème posé par la présence de substances “indésirables”
Ce qui ne laisse pas d’être surprenant et inquiétant, ce sont les contradictions et le manque de transparence qui concernent ce sujet, d’autant que toutes les “Affaires” de ces dernières décennies ne permettent plus d’accréditer aveuglément les vérités officielles.

Que contient réellement l’eau du robinet dite “potable »
Nous allons reprendre ici “in extenso”, ce qui est rapporté dans une étude publiée en mai 2007 par un chercheur (Dominique Guillet) :
Concernant les pesticides
“Selon les enquêtes publiées par l’IFEN en 2005, 96% “seulement” de nos cours d’eau et 61% “seulement” de nos nappes phréatiques sont polluées par “seulement” 230 pesticides : la molécule la plus présente étant l’atrazine qui génère cancers du sein et des ovaires, maladies cardio-vasculaires, dégénérescences musculaires, lésions des poumons et des reins, etc.”

Deux choses sont à remarquer :
– d’abord, ces informations datent de l’année 2005. Comme il faut un certain temps pour que les substances déposées à la surface du sol atteignent les nappes phréatiques, cela ne peut évidemment aller qu’en s’aggravant. Il serait intéressant de connaître l’évolution de ce type de pollutions durant les deux dernières décennies, afin de faire des prévisions sur le long terme.
– ensuite, il faudrait savoir combien de molécules ont fait l’objet de ce type de recherches. Selon toute vraisemblance, celles-ci ont dû porter en priorité sur les molécules que l’on avait le plus de chance de rencontrer. Comme on en a utilisé des milliers (pour le moins) et que l’élaboration des moyens permettant de les identifier demande des travaux considérables, on peut affirmer que le nombre des produits qui polluent les nappes phréatiques est aujourd’hui très important et ne peut aller qu’en augmentant.

Concernant les médicaments
Continuons l’analyse du document précédent : “Aux USA et au Canada, des études sérieuses ont mis en évidence la présence, dans les eaux, de très nombreuses substances : estrone, ethinylestradiol (venant des pilules contraceptives), des anti-inflammatoires, des remèdes contre le cancer, des tranquillisants, etc. Aux USA, chaque année un million de personne sont traitées par chimiothérapie. Ces patients génèrent approximativement, chaque année, 650.000 tonnes d’excréments qui sont évacués dans les égouts. Des chercheurs se sont aperçus que toutes les substances utilisées en chimiothérapie sortaient intactes des systèmes de retraitement d’eau. Toutes ces substances sont mutagènes, carcinogènes, tératogènes et embryotoxiques.

Au Canada, en 1998, deux chercheurs, White et Rasmussen, ont calculé que la génotoxicité présente dans l’unité de retraitement des eaux usées de Montréal d’une part et dans le St Laurent d’autre part étaient seulement imputables à l’industrie à hauteur respectivement de 15% et de 10%. Tout le reste avait une origine “mystérieuse”, selon leurs commentaires.

En 2005, en Suisse, une thèse de doctorat a porté sur la contamination de l’environnement par les substances pharmaceutiques (recherche de Tauxe Würsch, Annick ; Tarradellas, Joseph).
Dans la première partie de cette recherche, la présence et le devenir de cinq médicaments très utilisés (Acide Clofibrique, Ibuprofène, Kétoprofène, Acide Méfénamique et Diclofénac) ont été analysés dans trois stations d’épuration durant quatre à sept jours consécutifs. L’Ibuprofène le Kétoprofène, et le Diclofénac sont des anti-inflammatoires (NSAIDs). L’Ibuprofène et l’Acide Méfénamique sont les médicaments les plus vendus de cette étude : 17 tonnes par an et par substance en Suisse. L’Acide Profibrique est un métabolite du Clofibrate, de l’étofibrate et du clofibrate d’étofylline. Ces substances hypolipémiantes sont utilisées pour abaisser les concentrations plasmatiques élevées de cholestérol et de triglycérides. La méthode analytique développée pour analyser ces cinq médicaments permet de récupérer généralement plus de 70% de ces composés.

Les limites de détection (5-15 ng/l) permettent la détection de ces substances dans les échantillons d’eaux usées. Les résultats de l’analyse des échantillons montrent que ces cinq substances étaient persistantes et se retrouvaient dans les effluents des stations d’épuration.”

Deux choses ressortent très nettement de cette étude :
– d’abord, la complexité des travaux à effectuer pour définir les techniques adaptées à la détection de ce type de substance,
– ensuite, que ces recherches étaient limitées à seulement cinq produits. Vu la quantité de molécules mises en circulation par les industries pharmaceutiques, il apparaît plus que vraisemblable que les stations dites “d’épuration” laissent passer quantité de substances dont il est impossible de soupçonner la présence.

Que faut-il penser des eaux dites de “source”
Ces eaux sont toujours proposées en bouteille (sauf lorsqu’elles sont consommées à la source) et ont bien meilleure réputation que l’eau du robinet. La question qui se pose ici est donc de savoir si cette réputation repose bien sur des bases solides et n’est pas finalement un leurre.

Concernant l’eau elle-même
La grande différence avec l’eau du robinet, c’est que ces eaux ne passent pas par des stations d’épuration. Mais est-ce une garantie pour autant ? Ce qui incite à les suspecter, c’est le fait qu’elles proviennent elles aussi de nappes souterraines. En effet, quand on constate que le taux de nitrate de certaines eaux de source augmente progressivement, on peut en déduire que les pesticides associés généralement aux engrais ont toutes les chances d’avoir suivi le même chemin que le nitrate !

En outre, même si elles sont généralement situées dans des zones isolées, les nappes qui alimentent les sources utilisées ne sont pas forcément à l’abri des déjections animales, notamment lorsqu’il existe des élevages industriels à proximité. Dans ce cas, on ne voit pas pourquoi les nombreux médicaments utilisés pour “soigner” les animaux ne suivraient pas le même chemin que les pesticides. Finalement, on est en droit de penser que la qualité des eaux embouteillées présente de sérieuses analogies avec celle de l’eau du robinet.
Par ailleurs, il existe un autre facteur de pollution qu’il est impossible de négliger : la présence possible de substances provenant de la dégradation des matériaux utilisés pour fabriquer les bouteilles …

Concernant les composants utilisés pour fabriquer les bouteilles
La plupart des bouteilles utilisées étant réalisées à partir de matières plastiques, il va de soi qu’il convient de s’intéresser aux propriétés de ces matériaux. Dans le but de fournir un minimum d’information sur ce sujet, nous allons reprendre ici “in extenso”, ce qui est rapporté dans la revue “Quelle Santé” de juin 2008 : “Il a fallu que le Canada tire la sonnette d’alarme sur l’utilisation du bisphénol A et qu’il envisage de le classer dans la catégorie des produits toxiques et dangereux pour que l’Europe se décide à sortir de son immobilisme. Le Vieux Continent va donc reconsidérer les normes appliquées à l’utilisation du bisphénol, un composé chimique qui entre dans la fabrication des biberons, des résines de revêtement pour les boîtes de conserves alimentaires, des composites utilisés en dentisterie…

Mais le bisphénol n’est pas seul en cause. Les autres plastiques sont aussi pointés du doigt par la communauté scientifique…..
Aujourd’hui, cinq polymères représentent à eux seuls 90% du marché des plastiques d’emballage à usage alimentaire : le polyéthylène (PE), le polypropylène (PP), le polyéthylène téréphtalate ( PET), le polychlorure de vinyle (PVC) et le polystirène (PS)….

Ce n’est pas tout : afin d’améliorer les performances de leurs produits, les fabricants n’hésitent pas à incorporer des substances douteuses au cœur des matières plastiques. Mais il est quasiment impossible d’en dresser une liste exhaustive tant elle est longue. On parle de plusieurs milliers de dopants. L’opération peut aller de l’adjonction de sels de cadmium ou de plomb pour durcir le PVC, à l’ajout de sels d’antimoine comme retardateur de flammes dans le PET, en passant par l’introduction d’hydrocarbures pour assouplir notamment le polystirène…

Actuellement, les scientifiques s’accordent pour dire que, de tous les plastiques, ceux qui contaminent le plus nos aliments sont le PVC, le polystirène et les polycarbonates qui relarguent du bisphénol A et du PET qui émet à son tour du trioxyde d’antimoine. Or le PET et le trioxyde d’antimoine se retrouvent dans les eaux conditionnées en bouteille. Plus inquiétant, la teneur initiale en antimoine est multipliée par 190 après six mois de stockage…

Pourtant, il est reconnu comme polluant majeur, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Ainsi, pour certains chercheurs, ce serait un toxique puissant pour tout le système nerveux. D’autres l’accusent d’empoisonner le système sanguin tandis que, de son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le classe dans les cancérogènes possibles, suite notamment aux travaux du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).” Il faut souligner ici une singularité : en Allemagne, on utilise encore des bouteilles en verre qui sont consignées, comme naguère chez nous. Il serait fort intéressant de connaître les raisons profondes qui ont pu inciter les responsables à conserver ce type d’emballage, alors qu’il est certainement moins rentable que le plastique. La possibilité que certains aient eu des doutes quant à l’innocuité de ce type de produit est difficile à exclure à priori.

Les contrôles “officiels”
Les documents établis par la DDASS fournissent la liste des contrôles “officiels”. Ils se résument comme suit :
Bactériologie :
La qualité bactériologique est évaluée par la recherche de micro-organismes indicateurs d’une éventuelle contamination par bactérie. [On ne parle pas des virus….ce qui expliquerait peut-être les gastros…]
Nitrates :
Éléments provenant principalement de l’agriculture, des rejets domestiques et industriels. La teneur ne doit pas excéder 50 mg/l.
Dureté :
Teneur en calcium et en magnésium exprimée en degré français (°F). Il n’y a pas de valeur limite réglementaire. [ À quoi peut servir ce contrôle ? mystère…]
Pesticides :
Substances chimiques utilisées pour protéger les cultures ou pour désherber. La teneur ne doit pas excéder 0,1µg/l. [ Lorsque le document officiel annonce qu’aucune trace de pesticides n’a été détectée dans l’eau distribuée, on aimerait bien savoir lesquels ont été recherchés. Vu qu’il en existe des centaines, plutôt des milliers, que l’on est incapable d’identifier, sauf à effectuer des recherches très spécifiques dont le résultat n’est pas garanti, une évidence s’impose : le problème a été escamoté. ]
Fluor :
Oligo-élément présent naturellement dans l’eau. La teneur moyenne ne doit pas excéder 1,5mg/l. [ Que doit-on penser de certaines études qui classent le fluor parmi les éléments toxiques ? ]
Autres paramètres :
On nous dit simplement que l’ensemble des autres paramètres mesurés est conforme. [ Le seul problème, c’est qu’on oublie de préciser desquels il s’agit…]
À noter que rien n’est dit concernant la présence de métaux lourds, dont la toxicité est pourtant bien connue. Rien non plus concernant l’aluminium, alors que celui-ci est mis en cause dans la maladie d’Alzheimer par certains scientifiques.Lorsqu’on examine attentivement les documents établis par la DDASS concernant les contrôles à effectuer et qu’on les compare avec le résultat des enquêtes publiées par l’IFEN en 2005, dont nous avons fait état précédemment, nous avons la preuve irréfragable qu’on ignore presque tout de ce que contient réellement l’eau “potable” que nous buvons.

Quant aux eaux embouteillées, nous nous trouvons exactement dans le même contexte, avec un facteur aggravant venant du fait que l’eau est injectée dans les bouteilles alors que le polyéthylène est encore très chaud, donc susceptible de relarguer certains composants.

Le problème posé par l’aspect biologique
Il faut rappeler ici une expérience qui peut sembler “bizarre”, à juste titre, mais qui prouve qu’une eau peut être pure et pas assimilable. Cette expérience est issue des travaux de Marcel Violet et racontée dans son livre « Le Secret des Patriarches ». Je cite : « À l’époque où je recherchais, pour mes travaux, une eau chimiquement pure, j’ai fabriqué plusieurs litres d’eau synthétique, en condensant dans un serpentin refroidi les gaz de combustion d’une flamme d’hydrogène. Ayant mis dans un cristallisoir environ un litre de cette eau, j’y déposai un têtard de grenouille tout frétillant. L’animal s’immobilisa presque instantanément membres tendus : il était mort. Je fis barboter de l’air dans cette eau pour l’aérer, puis j’y mis un second têtard, le résultat fut le même.

J’enfermai alors cette eau synthétique aérée dans un ballon de verre, le scellai au chalumeau, puis déposai le ballon sur mon balcon. C’était l’été. Un mois après, je repris le ballon, brisai la pointe et le vidai dans un cristallisoir. Dans cette eau, je mis à nouveau des têtards. Ceux-ci, loin de s’immobiliser comme leurs frères, un mois auparavant, frétillèrent et prospérèrent ».”

Une telle expérience permet de conclure que, pour être biologiquement assimilable, l’eau ne doit pas seulement répondre à des critères de pureté, mais aussi à un certain état “énergétique” particulier. Ce qui explique notamment pourquoi les eaux dites thermales sont beaucoup plus actives lorsqu’elles sont consommées à la source qu’après un séjour, même bref, dans des bouteilles.

On peut citer ici différents travaux qui vont dans ce sens :
– ceux du Pr J.P. Benvéniste sur la “mémoire de l’eau” qui ont, en leur temps, déclenché d’intenses polémiques, d’autant qu’ils apportaient un début d’explication à l’homéopathie,
– ceux de Massaru Emoto qui mettent en évidence, photographies à l’appui, des différences de structure en relation avec le “vécu” de l’eau.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que l’on peut expliquer ces phénomènes en faisant intervenir certaines données de la physique quantique. Dans le cas présent, il suffit simplement d’admettre que c’est le spectre d’ondes associé à la forme spatiale des molécules qui leur confère leurs propriétés et non leur formule chimique. Pour avoir une preuve, il suffit de modifier cette forme et de vérifier que les propriétés changent, ce qui est le cas.

LA QUANTITÉ JOURNALIÈRE À CONSOMMER
Parmi toutes les contradictions relevées concernant l’eau, l’une des plus “curieuses” concerne la quantité journalière à consommer.
En effet, on nous a rabaché durant de nombreuses années qu’il fallait boire au moins un litre et demi d’eau par jour pour être bien hydraté. Aujourd’hui, une étude récente faite aux États-Unis vient jeter un pavé dans cette mare (d’eau). Il semblerait que cette allégation ne soit qu’une émanation de spéculations théoriques sans fondement objectif. Cette pratique est même soupçonnée d’être plutôt préjudiciable, notamment pour les reins. L’augmentation importante du nombre de postes de dialyse dans certains hopitaux ne peut que contribuer à s’interroger sur les causes de ce type de pathologie. En juillet 2008, le nombre de dialisés complets (3 séances par semaine) en France s’élève à 40.000 !

Il est intéressant de relier ces informations à deux faits paradoxaux, qui rendent perplexes certains médecins. Ainsi , il n’est pas rare de rencontrer :
– des personnes maladives qui sont dans un état de déshydratation chronique qu’elles ignorent, alors qu’elles boivent conformément au dogme, quand elles n’en rajoutent pas !
– des individus qui boivent peu et qui sont parfaitement hydratés.

Si l’on peut admettre que les premières sont des “malades” dont on ne parvient pas à identifier la pathologie, cela est déjà un peu tiré par les cheveux, mais pour les seconds, il n’y a qu’une explication possible : ce sont des “anormaux” ! Vu les risques que fait courir cette pratique, il est évident qu’il y a lieu d’exiger une enquête pour en identifier les promoteurs et les condamner à de lourdes peines s’il est avéré qu’ils ont été complices d’une opération à visées mercantiles. Il n’est pas inutile de rappeler ici une pratique analogue, qui consistait à rajouter systématiquement du sel dans les produits agro-alimentaires à des fins faciles à deviner !

Le problème, c’est que les lanceurs d’alerte sont souvent l’objet de la vindicte des lobbies mis en cause, avec les conséquences que l’on devine. Les mesures de rétorsion prises contre la personne qui dénonça l’affaire du sel constituent un bon exemple de ce qui attend ceux qui osent s’opposer à leurs intérêts ! On comprend que cela ait un effet dissuasif.

QUELLE SOLUTION ADOPTER ?
La ligne de conduite que nous préconisons fait appel au simple bon sens et peut se résumer comme suit : ENTRE PLUSIEURS MAUX, IL FAUT CHOISIR LE MOINDRE
Nous ne nous intéresserons ici qu’à l’eau de boisson. Pour éliminer au mieux les pollutions potentielles que nous avons examinées, trois solutions sont possibles :
1 – Filtrer l’eau du robinet.
2 – Filtrer les eaux vendues en bouteilles.
3 – Utiliser de l’eau de pluie et la filtrer.

Le renforcement des contrôles
Il faut insister ici sur le fait que les contrôles officiels sont largement déficients. Sachant qu’il existe des moyens sophistiqués – genre spectromètres – qui permettent d’identifier la présence de substances très diverses, on comprend mal pourquoi ces moyens ne sont pas utilisés systématiquement dans un domaine aussi important. À l’évidence, il serait plus judicieux, au lieu d’effectuer de multiples contrôles répétitifs pour mesurer quelques éléments d’intérêt parfois discutable, d’élargir considérablement le champ des investigations. Quand on sait, par exemple, que les poissons changent de sexe dans certaines rivières suite, vraisemblablement, à la présence d’hormones indésirables et que, de plus, celles-ci ne sont pas éliminées par les stations d’épuration, il apparaît plus que souhaitable de savoir de manière un peu plus exhaustive ce qui se cache dans nos eaux de boisson.

À noter également que l’on ne dispose pas de moyens de contrôle pour vérifier la qualité purement biologique de l’eau. L’expérience de Marcel Violet est pourtant là pour rappeler qu’il ne s’agit pas d’une caractéristique secondaire.

Le filtrage de l’eau du robinet
Deux types de dispositif de filtration existent : les premiers utilisent simplement la gravité ; les seconds (considérés généralement comme les meilleurs) : l’osmose inverse. La filtration par gravité
Deux inconvénients sont à signaler : d’abord, la présence d’un filtre à charbon actif qu’il faut remplacer très fréquemment ; ensuite, des performances très discutables. Par contre, certains dispositifs disent redonner à l’eau ses qualités biologiques et ce critère fait l’objet d’une concurrence sauvage. Entre les eaux biodynamisées, énergétisées et “informées”, il y a de quoi y perdre les restes du latin que l’on a oublié ! Il faut noter qu’il existe dans ce domaine une telle quantité de publicités, parfois quelque peu délirantes, qu’il est très difficile de se faire une opinion basée sur des faits avérés. L’aspect mercantile est omniprésent.

Les appareils à osmose inverse
Nous n’aborderons pas ici l’aspect technique du procédé, ce qui serait inutile. L’essentiel est de savoir que ces appareils ont besoin d’une certaine pression pour fonctionner du fait que la filtration s’effectue à travers une membrane très fine.

En ce qui concerne les avantages, il faut noter que la membrane :
– dure beaucoup plus longtemps que le filtre à charbon actif,
– permet d’éliminer à priori beaucoup plus de substances indésirables que le filtre à charbon actif.

Quant aux inconvénients, on peut dire que :
– le principe de l’osmose inverse entraîne un gaspillage d’eau important,
– les appareils et le remplacement de la membrane reviennent relativement chers,
– la finesse des “mailles” de la membrane risque de détériorer la forme spatiale des molécules d’eau, donc d’altérer leur qualité biologique,
– la membrane est susceptible de relarguer dans l’eau filtrée certains de ses composants.

Le filtrage des eaux vendues en bouteille
Le problème posé est paradoxalement plus compliqué que celui de l’eau du robinet. En effet, dans ce dernier, nous disposons d’une pression qui permet d’utiliser le phénomène de l’osmose inverse. Dans le cas présent, cela est impossible puisqu’il n’y a pas de pression. En définitive, si l’on veut filtrer, on est obligé d’utiliser des moyens de filtrage par gravité, ce qui offre très peu d’intérêt.

L’utilisation de l’eau de pluie
Beaucoup de personnes trouveront sans aucun doute une telle proposition pour le moins incongrue. On a tellement focalisé sur la pollution de l’atmosphère qu’on a tendance à oublier qu’elle retombe quand il pleut, pour finalement se retrouver dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. Au bout de quelques minutes, il est évident que l’atmosphère est beaucoup plus propre puisqu’elle a été lavée (selon l’expression consacrée) !

En conclusion de quoi nous avons estimé que l’utilisation de l’eau de pluie constituait une piste à explorer. Les arguments qui militent en sa faveur sont les suivants :
Sur le plan des substances indésirables

Il est évident que la plupart des résidus, identifiés ou non, susceptibles de polluer les nappes souterraines, ont très peu de chance d’être présents dans l’eau de pluie.

Sur le plan biologique
L’observation des animaux sauvages donne des indications intéressantes. En effet, ceux-ci n’ont pas toujours des sources et des cours d’eau à leur disposition ; beaucoup consomment donc de l’eau de pluie. Par ailleurs, personne ne peut ignorer que les moineaux adorent se baigner dans les flaques d’eau lorsque l’occasion se présente et qu’ils la goûtent avant. Autre constat intéressant : si on laisse le choix aux animaux de basse-cours entre de l’eau du robinet bien propre et de l’eau de pluie, ils se précipitent sur l’eau de pluie. Enfin, dans certaines zones désertiques, les habitants tendent des filets où l’humidité de l’atmosphère vient se condenser et consomment cette eau sans problème. Il n’est donc pas hors de propos de penser que l’eau de pluie a des “vertus” cachées !

Sur le plan pratique
Les essais que nous avons effectués ont montré que l’utilisation de l’eau de pluie ne présentait pas de difficulté particulière. Les différentes étapes de cette opération ont consisté à :
1 – Récupérer l’eau de pluie dans un récipient approprié.
2 – Procéder à un filtrage sommaire pour la débarasser des débris les plus importants. Dans le cas présent, nous avons utilisé une passoire dans laquelle on a mis deux torchons.
3 – Récupérer et stocker l’eau dans des bonbonnes en verre (cantines) dans l’attente du filtrage définitif.
4 – Procéder à un filtrage très soigné de manière à éliminer toutes les substances indésirables. Dans le cas présent, nous avons utilisé un filtre commercialisé par la Société Nikken.

NOTA TRÈS IMPORTANT
Il semble évident que l’essentiel des polluants présents dans l’atmosphère et sur les toitures est entraîné vers le sol lorsqu’il commence à pleuvoir. En conséquence, on peut considérer qu’il est préférable d’attendre le temps nécessaire à un bon nettoyage avant d’ouvrir la vanne qui assure la liaison entre la gouttière et le dispositif de récupération.Par ailleurs, il est possible d’améliorer la qualité de l’eau en mettant de l’argile dans ce dispositif ainsi que dans le filtre utilisé.

CONCLUSION
Nous avons dit qu’entre plusieurs maux, il fallait choisir le moindre. Dans cet esprit, l’utilisation de l’eau de pluie apparaît bien comme une alternative à étudier. Quand on voit que les poissons changent de sexe, vraisemblablement suite à la présence dans l’eau de certaines hormones, et que les stations d’épuration ne sont pas capables d’éliminer ces produits, on est en droit de penser qu’il en est de même pour beaucoup d’autres substances chimiques dont les effets à moyen et long terme peuvent être catastrophiques.

Si l’on en croît la mythologie grecque, les hommes étaient, au début de la création, des êtres androgynes. Ils étaient tellement heureux que les dieux en furent jaloux et décidèrent de les différencier en deux sexes pour les rendre dépendants de leurs émotions. On peut donc espérer que, grâce à la présence de certaines hormones dans l’eau que nous buvons, nous allons enfin retrouver le bonheur d’être hermaphrodites !
À moins que nous ne devenions une espèce complètement…

J.Jérémie

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