Faites-vous du bien avec les arbres

Se balader en forêt, faire un vœu devant un arbre, voire carrément l’enlacer, voilà des pratiques ancestrales auxquelles les scientifiques s’intéresseraient de plus en plus avec un constat: les arbres sont bons pour la santé.

Notre époque à ceci de particulier que chacun cherche du sens à sa vie et des sources de bienfait là où il peut. Dernière tendance en date: se tourner ou se tourner à nouveau vers les arbres. En témoigne l’incroyable succès du livre de l’allemand Peter Wohlleben, La vie secrète des arbres. L’auteur, un forestier gardien des forêts de hêtres à l’ouest de la Rhénanie, nous y décrit le monde merveilleux des arbres.

Des êtres capables de communiquer entre eux en émettant certaines molécules et certains signaux électriques en surface, mais aussi de manière souterraine grâce à un spectaculaire réseau racinaire qui informe de la présence de tel insecte prédateur ou d’une sécheresse imminente. Une vision anthropomorphique de ces écosystèmes qui ne convient pas à tous les chercheurs.

Des relations totémiques

Cette attirance pour les arbres et l’espérance en ses bienfaits n’est pas nouvelle. On sait que les chamanes croient au pouvoir guérisseur des arbres et leur vouent une vraie dévotion en entrant en résonnance avec eux. Exotique ? Pas tant que cela. La France a aussi ses arbres à dévotion. Yann Leborgne est géographe et à ce titre , responsable de l’inventaire du patrimoine immatériel de la Normandie. Il y a quelques années, lui est confiée une étude sur les arbres remarquables de la région. Il découvre alors des rites et des croyances populaires  remontant parfois aux Celtes.

« J’ai découvert la sacralité de l’arbre. Il est ancré sans la terre et se tourne vers le ciel. Quand ils n’ont pas été détruits, ils sont encore porteurs de la divinité locale. Nombre d’entre eux se trouvent à proximité d’une église ou d’une chapelle car lors de l’évangélisation, il a fallu occuper le terrain de croyances. Il existe encore des arbres à loques sur lesquels on accroche un bout de tissu en implorant une guérison pour les maladies de peau. L’arbre étant un être périphérique puisqu’à l’intérieur il est mort, les gens n’hésitent pas à faire un lien entre l’écorce et la peau. », raconte-t-il.

Au XVIIe siècle, le chêne d’Allouville, en pays de Caux , a été transformé en chapelle dédiée à Notre-Dame. Et depuis quelques années, il fait à nouveau l’objet d’un pèlerinage marial !

 

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