La Veganbottle, première bouteille 100% végétale et biodégradable

Mauvaise Haleine

La France a d’incroyables talents. Et parmi eux, certains n’hésitent pas à mettre leurs compétences au service du bien commun. C’est notamment le cas de Nicolas Mouflet, un entrepreneur tricolore qui vient de mettre au point la première bouteille “vegan”. Zoom sur la conception d’une bouteille unique en son genre.

C’est en plein cœur de la Charente-Maritime, dans une usine implantée à Chaniers, que Nicolas Mouflet produit depuis l’été dernier la “Veganbottle”, une bouteille 100% végétale fabriquée intégralement à partir de déchets recyclés. Contrairement à d’autres sociétés, qui fabriquent du bioplastique avec du maïs, l’entrepreneur français a décidé d’utiliser de la bagasse, un résidu fibreux issu de la production de sucre à partir de la canne, pour fabriquer ses bouteilles vegan biodégradables.

“Le maïs est un aliment, en plus, il consomme beaucoup d’eau. Moi je ne voulais utiliser que des déchets de production”, explique le chef d’entreprise qui importe sa bagasse d’Afrique ou d’Inde.

Si l’idée de produire une bouteille écologique a germé dans son esprit en 2001, M. Mouflet n’a pas eu le temps de se consacrer à son projet tout de suite. Jusqu’en 2015, il travaille en effet pour diverses sociétés produisant notamment des bouteilles pour des marques d’eau, de soda ou de cosmétique. Mais la faillite de son dernier employeur lui permet de se lancer dans l’aventure.

Aussitôt au chômage, Nicolas Mouflet se consacre en effet à la création de sa société Lyspackaging avec laquelle il produit dans un premier temps des bouteilles en plastique polyéthylène téréphtalate (PET) classique. Il se décide enfin à se lancer dans la création d’une bouteille respectueuse de l’environnement en 2016.

Au terme d’une période de recherches d’un an et demi, destinée à “lever le frein technologique”, son processus de production est au point : Lyspackaging est capable de transformer la bagasse en granulés composant la “préforme”. Comme l’expliquent les journalistes de l’AFP, cette dernière est une “sorte d’éprouvette qui est ensuite chauffée et soufflée pour devenir une bouteille transparente”.

Nicolas Mouflet se retrouve cependant devant un problème marketing : “une bouteille transparente 100% végétale ne se différencie pas d’une autre à base de pétrole. Pour qu’un bioplastique se distingue, il faut qu’il soit visible d’un seul coup d’œil, pour le consommateur comme pour le producteur”. C’est la raison pour laquelle, tout une foule de résidus naturels (noyaux d’olive, coquilles de moules et d’huîtres, bois et autres pépins de raisons entrent dans la composition de la Veganbottle.

Mais d’ici quelques mois, la société charentaise proposera un nouveau produit à ses clients : une bouteille à la couleur uniforme grâce à l’utilisation de colorants naturels issus des plantes.

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