Pollution aux hydrocarbures en Méditerranée

600 mètres cubes de pétrole déversés en Méditerranée

Conséquemment à la collision de deux navires au large du cap corse le 7 octobre, plusieurs fuites de fioul lourd étaient à craindre. Ce que les autorités redoutaient le plus s’est malheureusement produit et en dépit de l’intervention d’une douzaine de navires équipés pour lutter contre la pollution en mer, les eaux côtières sont tout de même affectées par une pollution aux hydrocarbures s’étendant sur pas moins de 16 km.

Comme le souligne le magazine Le Petit Cornichon, il est à noter que l’intervention quelque peu tardive des services en charge de la dépollution en mer résulte avant tout de conditions météorologiques on ne peut plus exécrables. Cette collision en mer a impliqué un porte-containers chypriote et un navire tunisien. Pour information, environ 220 000 navires empruntent chaque année la mer Méditerranée.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Varois sont dépités par l’apparition des premières « galettes » de pétrole. Le littoral et ses mythiques plages telles que celle de Saint-Tropez, de Pampelone et de Sainte-Maxime sont désormais souillés. Le plan PolMar Terre a d’ailleurs été activé le 17 octobre sur ordre de Jean-Luc VIDELAINE, préfet du Var.  La plage de Pampelone (à Ramatuelle) a été touchée la première. Depuis, l’accès à la plage est formellement interdit. En effet, une affiche : « Plage polluée, accès interdit » barre l’accès à cette bande sable qui dans l’esprit de tout un chacun est l’une des plus mythiques du département.

Balayées par des vents parfois violents et rabattues par les vagues, des boulettes noires pour le moins caractéristiques sont engluées sur le sable. Une cellule de crise a été mise en place afin de coordonner les opérations de dépollution qui ont débutées le 18 octobre. Au nombre de quatre et accompagnées de pompiers, des équipes de ramassage sont à pied d’œuvre.

Les autorités redoutent une propagation

Des résidus d’hydrocarbures ont aussi été retrouvés au niveau du Cap Taillat. Des criques difficilement accessibles compliquent considérablement les opérations de dépollution.

Autant dire que les habitants des communes environnantes suivent avec anxiété les prévisions météorologiques. D’ores et déjà, La Croix Valmer déplore des rejets sur la côte. À ce jour, les services de la préfecture sont dans l’incapacité de prévoir l’arrivée d’autres résidus d’hydrocarbures.

17 plages affectées pour le moment !

Selon des sources proches de la préfecture du Var, pour le moment 17 plages sont touchées par cette substance visqueuse. Roland Bruno, maire de la commune de Ramatuelle a par ailleurs déposé une plainte en date du 18 octobre auprès de la gendarmerie.

Différents services informent aussi bien les usagers des plages que les riverains qu’il est strictement interdit de toucher ces « galettes » de pétrole ainsi que toutes formes de dépôts. Toutes proportions gardées, la marée noire de l’Amoco Cadiz est encore dans toutes les mémoires, et ce 40 ans après sont échouage sur la côte nord-ouest du Finistère…

Bon nombre de plantes aquatiques sont devenues l’habitat naturel d’une importante biodiversité. De plus, quelques-unes d’entre elles sont des espèces protégées en Méditerranée. Il va sans dire que l’impact sur ces dernières est absolument catastrophique.

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